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1500-1600

mai 1500 : L’escadre portugaise de Pedralvares Cabral est dispersée par la tempête au large du cap de Bonne Espérance. C’est à cette occasion qu’est découverte la Terre de Santa Cruz qui deviendra le Brésil. L’un des navires, commandé par le capitaine Diogo Dias, est entraîné vers l’est et longe vers le nord une côte qui n’est pas celle du Mozambique mais qui apparaît comme celle d’une grande île. Quand Cabral rend compte de cette découverte au Portugal l’année suivante, on juge qu’il s’agit sans doute de Madagascar, l’île – que l’on croyait imaginaire – placée dans ces régions sur le globe de Martin Behaim. Dès 1502, la carte portugaise de Cantino place en cette zone une île de forme allongée portant le nom de Madagascar, dont les côtes sont visitées au cours des années suivantes par d’autres navigateurs portugais engagés sur la route des Indes. 

1506 : Tristan da Cunha pille un comptoir arabe établi sur une île proche de la côte nord-ouest de Madagascar et en massacre les habitants. 

1507 : Ruis Pereira mouille à l’estuaire de la Matitana sur la côte orientale et baptise l’île du nom de Saint-Laurent. La même année, Alphonse d’Albuquerque attaque et pille un autre établissement arabe de la côte nord-ouest afin d’écarter la présence arabe de l’océan Indien.

  1508 : Lopez de Sequeira est chargé par le roi de Portugal d’explorer l’île Saint-Laurent et reconnaît la côte sud-est.

  1515 : Luis Figueira établit un fortin à l’embouchure de la Matitana, d’où ses compagnons vont reconnaître plus au nord les baies d’Antongil et de Vohémar.

  1517 : La carte de Pedro Reinel présente la forme générale de l’île et donne sa position à peu près exacte par rapport au Tropique du Capricorne.

  1527 : Une expédition portugaise est jetée à la côte par la tempête sur la côte sud-ouest et ses six cents hommes sont pour la plupart massacrés ; il est possible que certains aient réussi à gagner l’Anosy, sur la côte sud-est, où ils auraient laissé quelques constructions de pierre ainsi que quelques traces dans la langue locale. C’est au nord-ouest, dans la baie de la Mahajamba, près de l’embouchure de la rivière Sofia, que s’établirent surtout les relations d’échanges avec les indigènes. Plus au nord, le principal vestige qu’ait laissé dans la toponymie la présence portugaise est le nom de Diogo Soares (Diego Suarez) – celui du grand port de la pointe septentrionale de l’île – un trafiquant qui transporta vers l’Inde des contingents d’esclaves razziés à Madagascar.

  1527 : Des navires dieppois faisant voile pour les Indes font escale à Madagascar.

  1529 : Les frères Parmentier en route pour Sumatra à bord du Sacre et de La Pensée mouillent sur la côte occidentale de l’île pour y échanger des tissus contre des vivres.

  1539 : L’Angoumois Jean Fonteneau rapporte que « la coste de l’isle de Saint Laurens est très dangereuse, que les habitants sont de mauvaises gens qui ne veulent trafiquer avec personne… »

  1555 : La carte de Guillaume Le Testu donne une idée assez précise de la forme générale de Madagascar.

  Fin du XVIe siècle : Les Hollandais commencent à fréquenter les côtes de Madagascar (la baie de Saint-Augustin sur la côte sud-ouest, à l’embouchure de l’Onilahy, et la côte orientale).

  1595 : L’amiral hollandais Cornelis de Houtman séjourne à l’île Sainte-Marie et à la baie d’Antongil, sur la côte nord-est de Madagascar. Les navires hollandais vont ensuite relâcher fréquemment au sud-est (sur la côte de l’Anosy, dans l’île Sainte-Luce) pour se ravitailler en vivres.


Écrit par gilles FOLLENIUS Lien permanent | Commentaires (0)

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