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19/07/2012

Vous les femmes (suite)

 

Les femmes sont-elles meilleures que les hommes ?


La France subit une crise des vocations scientifiques. Les jeunes hésitent à s'engager dans la recherche. Portraits de femmes qui ont osé et qui ont particulièrement réussi dans leur discipline.

Nous les appellerons les filles de Marie Curie. Un siècle après son prix Nobel de chimie, en 1911, les femmes ont conquis leur place dans le monde de la recherche. Mais, comme en politique, on est encore loin de la parité.

Le CNRS, par exemple, malgré de longs efforts, ne compte que 32 % de chercheuses. Les jeunes filles brillent au lycée, décrochent des notes flatteuses en maths, physique, chimie. Pourtant, les meilleures hésitent à s'engager dans la recherche scientifique.

Les vieilles lunes misogynes, selon lesquelles « le sexe du savoir » serait mâle, n'ont plus cours. Mais certains préjugés ont la vie dure. Quelques phrases types dont les femmes se souviennent. Le réactionnaire : « Vous ne seriez pas mieux chez vous à vous occuper de vos enfants ? Votre mari gagne bien sa vie que je sache... » Le misogyne ordinaire : « Je vous préviens, la recherche c'est très dur, il faut du caractère. » Le faux-cul : « Vous êtes agrégée, le lycée vous conviendrait peut-être mieux que le laboratoire... »

30 % de femmes au CNRS

Encore aujourd'hui, l'image publique du chercheur est rarement celle d'une chercheuse. La réparition des chercheuses (30 %) au sein du CNRS, en 2010, est parlante. La parité est presque atteinte, 40 % et plus, dans les sciences du vivant. La biologie, la médecine, les sciences humaines... Mais les femmes sont en forte infériorité numérique dans les sciences dites « dures », les maths, la physique (15 %, parfois moins).

Les choses sont-elles en train de changer ? L'analyse de la pyramide des âges ne rend pas très optimiste. La panne des vocations transparaît déjà : les chargées de recherche de 25-34 ans sont moins nombreuses que les 40-49 ans. Les femmes se heurtent au « plafond de verre » : peu franchissent la barrière de la direction des recherches et des laboratoires. Autre signe, les récompenses scientifiques. Le CNRS décerne des médailles d'or aux plus belles carrières. Seules deux femmes en ont reçu : la biologiste Nicole Le Douarin (1986) et l'égyptologue Christiane Desroches-Noblecourt (1975).

Paru dans "ouest-france" le 19/07/2012.

09:33 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)

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